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Par YaKA

Toulouse, capitale européenne de la culture ? C’est l’objectif visé par la mairie de Toulouse qui a décidé de présenter la candidature de la ville pour 2013. Jean-Luc Moudenc a invité le Conseil régional, le Grand Toulouse et le Conseil général, à unir leurs forces et à rejoindre l’association créée pour promouvoir les couleurs toulousaines. « Je souhaite que tous les acteurs culturels et toutes les institutions agissent main dans la main », a précisé le maire de Toulouse. Les collectivités ont accepté l’invitation, scellant ainsi une union qui pourrait augmenter les chances de la ville rose.
Car l’enjeu est de taille. Le bilan de Lille, capitale européenne de la culture en 2004, est conséquent. Près de 2 500 fêtes, expositions et manifestations organisées sur l’ensemble de la région Nord-Pas-de-Calais ont mobilisé 17 000 artistes et réuni plus de 9 millions de participants. Lille a ainsi bénéficié d’une notoriété renforcée. En effet, 2 000 reportages audiovisuels ont été réalisés sur Lille 2004 et diffusés en France et à l’étranger. Autre bénéfice : des retombées touristiques et économiques considérables. En 2004, l’Office de tourisme de Lille a accueilli plus de 820 000 visiteurs, contre 308 000 l’année précédente. L’économie locale a ainsi bénéficié d’un regain de dynamisme : création d’emplois, augmentation du nombre de nuitées dans les hôtels Lillois (+ 27,2%), croissance du chiffre d’affaire des commerces (+10 à 15%) et des restaurants (+7 à 13%).
Le succès de Lille 2004 a donné à l’événement une ampleur considérable. Si bien que le titre de capitale européenne de la culture est convoité par
de nombreuses villes, à commencer par Saint-Etienne, Marseille, Lyon, Nice et vraisemblablement Strasbourg. Mais Toulouse compte sur un atout de taille : Olivier Poivre d’Arvor. Ecrivain,
diplomate, directeur de Cultures France et frère du journaliste Patrick Poivre d’Arvor, l’initiateur du Marathon des Mots a accepté de diriger l’association qui travaillera sur le projet. Olivier
Poivre d’Arvor a déjà réuni nombre d’acteurs culturels pour écouter leurs propositions. Il s’apprête à recevoir l’ensemble des artistes et des représentants culturels et les invite tous à
participer à l’événement.
Olivier Poivre d’Arvor a déjà esquissé quelques pistes de réflexion. « Cette candidature doit être généreuse, humble et ouverte sur le monde », a-t-il insisté. Déjà, une
idée se précise : la thématique du chemin. « Chemin de Compostelle, chemins le long de la Garonne et du Canal du Midi, chemins du XXe siècle avec l’Aéropostale, chemin vers
d’autres continents (Afrique, Amérique Latine), chemin d’exil, chemins vers l’Espace (l’A380, Galiléo), chemins du savoir, chemins imaginaires... Toulouse est une ville complexe qui réunit une
multitude de savoir-faire. Mais c’est avant tout une ville en mouvement qui a inventé de nombreux chemins. »
Le chemin à parcourir n’en demeure pas moins long et ardu. Première étape à franchir : les présélections, prévues d’ici la fin de l’année 2007. Si Toulouse est retenue, elle présentera son projet à l’horizon 2009, date à laquelle la ville lauréate sera choisie. Quelle qu’en soit l’issue, « cette candidature nous invite à élaborer une réflexion sur les cinq années à venir, à imaginer l’implantation de nouvelles infrastructures, à agir ensemble, solidaires, a encouragé Olivier Poivre d’Arvor. Nous avons l’occasion de construire un paysage culturel puissant, audacieux et créatif. »


Depuis plusieurs décennies, les quartiers toulousains situés sur la rive gauche de la Garonne connaissent une importante expansion et une profonde mutation. Au-delà des allées Charles de Fitte et jusqu’aux confins de Colomiers et de Blagnac notamment, c’est une véritable « ruée vers l’ouest » qui se produit. Mais elle est très urbaine et répond à une forte demande de la part des anciens, comme des nouveaux habitants.
La mairie a affiché sa volonté de maîtriser l’urbanisme, en préservant ou en créant un environnement à la hauteur des attentes de la population, et en organisant
un réseau de transport dont la proximité et la qualité garantissent le bon fonctionnement et l’équilibre de la ville.
Le sud-ouest de Toulouse a ainsi bénéficié de la construction de la ligne A (Balma-Gramont/Basso Cambo via Saint-Cyprien, les Arènes, Fontaine-Lestang…). Il y a eu ensuite au centre-ouest
l’aménagement de la ligne C (Arènes/Colomiers via le Toec, Lardenne et Saint-Martin-du-Touch). Arrive maintenant la ligne E, sur laquelle circuleront, en direction du nord-ouest de
l’agglomération, des tramways.
C’est, en effet, ce mode de transport qui a été retenu pour la ligne E. Intermédiaire entre le métro et le bus, il est bien adapté à la desserte de secteurs de moyenne densité qui possèdent une
voirie permettant de faire circuler les rames sans perturber la vie urbaine.
A l’exception de courts tronçons (hors Toulouse), la ligne E s’inscrit dans un paysage urbain au sein duquel elle peut s’intégrer harmonieusement. Elle utilisera
des espaces déjà réservés, rue de Négogousses par exemple, en parallèle de la ligne C. Son passage est déjà programmé dans les plans d’aménagement du nouveau quartier de la Cartoucherie. La
ligne E occupera seule une partie de la voirie, là où celle-ci est large : avenue de Grande Bretagne ou dans le secteur de Purpan. Au niveau environnemental, la construction de la ligne E aura
peu d’impact sur le foncier et le patrimoine bâti. Elle utilise, en effet, le domaine public. Sur le milieu naturel, la réalisation du tramway n’aura qu’une très faible incidence. Aucun espace
protégé n’est concerné. Les quelques plantations qui disparaîtront seront largement compensées par le plan paysager qui accompagnera la construction de la ligne E. Quant aux nuisances sonores,
elles seront réduites, du fait de la diminution de la circulation automobile et du caractère silencieux du tramway moderne.
Ce dernier est un mode de transport qui présente une grande sûreté au plan technique et une bonne sécurité au niveau de la circulation. Il sera, en effet, prioritaire. La détection de l’arrivée
d’une rame, dix secondes avant son passage, entraînera la mise au rouge des feux placés à toutes les entrées d’un carrefour.
Pour accroître la sécurité, à l’intérieur comme à l’extérieur des rames, sont prévus : un dispositif sonore d’approche, un système d’alarme dans les voitures, une
liaison radio entre les conducteurs des rames et le poste de commande centralisé du centre de maintenance, un réseau global de vidéosurveillance et une bande podotactile le long des quais pour
aider les malvoyants.
Le projet améliorera également la sécurité des piétons et des cycles dans leurs déplacements, grâce à l’aménagement ou au réaménagement des pistes cyclables et des trottoirs.
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