Toujours aussi belle cette place du Capitole !
Si tous les parjures demandaient l'assistance de Jupiter, il n'y aurait pas assez de place au Capitole.
Plaute
extrait de curculio
Sitôt que vous êtes sur la place du Capitole, vous avez passé, sans le savoir, la porte nord de la ville. Lors de la construction du parking
souterrain, les fouilles ont révélé une porte en pierre taillée qui marquait l'entrée de la cité, longtemps protégée par des remparts. Le plan de la place a été dressé par le peintre Antoine
Rivalz en 1730.
Très fréquentée de jour comme de nuit, la Place du Capitole est un symbole de l'indépendance des toulousains. En effet, ce sont les Capitouls qui obtinrent du roi la destruction de tout un pâté
de maisons pour construire une grande place donnant sur le Capitole. En contrepartie, en son centre devait être érigée une statue équestre de Louis XIV. La Place Royale n'a jamais vu de statue.
Les maisons ne furent détruites que peu à peu, la place actuelle ne fut totalement déblayée qu'en 1792.
Au fil de l'histoire politique de la ville, la place a été nommée successivement Place Royale puis Place de la Liberté (sous la Révolution), Place Commune, Place de la Mairie, Place Impériale (à
partir de 1812), et enfin Place du Capitole en 1848[1]. Elle a également porté le nom de place de l'Hôtel de Ville. Le nom de la la place d'Armes est daté d'une période troublée (les événements
des années 1790-1800 et notamment l'insurection royaliste). Des canons étaient placés sur la place ainsi que des centaines d'hommes et des cavaliers. On compta jusqu'à plusieurs milliers d'hommes
sur la place d'Armes et ce, malgré une superficie plus faible que celle de la place du Capitole d'aujourd'hui.
La place n'est achevée qu'au milieu du XIXe siècle. Les travaux sont conduits par Jean-Pascal Virebent pour uniformiser les batiments entourant la place. Il achève la partie sud donnant sur la
rue Saint-Rome en 1811, puis la partie nord sur la rue du Taur en 1823 et enfin la partie ouest avec ses arcades en 1851. Les trois ensembles de façades sont comme pour le Capitole enduite de
blanc et ne retrouveront leurs couleurs briques d'origine qu'en 1951. Le parvis est quant à lui terminée en 1972 après la réalisation du parking souterrain.
La place a fait l'objet d'une rénovation récente et est ornée d'une croix occitane dessinée par Raymond Moretti. Cet artiste toulousain est aussi l'auteur des fresques qui ornent les arcades, la
galerie des arcades. Les arcades ont été construites entre 1851 à 1854. Un bref passage sous chacun des tableaux vous apprendra la violence et la beauté de l'histoire toulousaine. Vingt-neuf
tableaux colorés et vifs retracent les grandes heures de la vie de Toulouse. Ces fresques sont achevées en 1997.
par Yakaphoto
publié dans :
Toulouse la nuit
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